Assemblée Générale – exercice 2018

 

 

Assemblée Générale, réunie à l’Ambassade de Suisse à Paris le 6 juin 2019, statuant sur l’exercice 2018

RAPPORT DE LA PRÉSIDENTE Chers Amis de la SHB, Je vais commencer par des remerciements : à Madame Hemund tout d’abord que je remercie de nous accueillir à l’Ambassade pour notre Assemblée Générale, de son soutien tout au long de l’année et spécialement de son aide pour l’obtention de la subvention fédérale. J’adresse aussi un grand merci à nos fidèles mécènes, Madame Sophie Sallès et Monsieur Jean-Léonard de Meuron, sans qui nous n’aurions pas pu aider aussi efficacement nos compatriotes en 2018. Une pensée reconnaissante encore à Madame Laurence Hoffmann, Présidente de la Société Immobilière Suisse, société dont nous recevons des dividendes et à Madame Nathalie van Berchem, Présidente du Fonds Georges-Junod, pour son généreux don. Et je me tourne vers vous, Chers fidèles amis de la SHB. Je suis heureuse de vous accueillir si nombreux pour notre Assemblée Générale et je vous remercie du fond du cœur de nous aider, année après année, à aider les Suisses en difficulté Je salue ensuite les membres de notre Conseil d’Administration qui sont à mes côtés tout au long de l’année, m’aident à poursuivre nos actions et à faire progresser notre association dans la ligne du chemin tracé par nos fondateurs il y a bientôt 200 ans. Je salue parmi eux tout particulièrement notre dévoué trésorier, Monsieur Jean-Pierre Grivois, qui fait en sorte que les revenus de notre patrimoine couvrent nos frais administratifs, et nos administratrices qui sont aussi bénévoles auprès de personnes isolées ou des malades de l’Hôpital Suisse : Mesdames Léa le Picard, Romaine Meyer et Michèle Stutz, ces deux dernières ayant également vérifié nos comptes. Sans oublier bien sûr notre assistante Madame Monnet dont le dévouement et l’empathie vis-à-vis des personnes que nous aidons sont remarquables, de même que les bénévoles qui participent, dans l’ombre, à nos actions. Un merci encore aux personnes qui nous ont offert des lots pour la tombola et qui nous ont aidés à préparer le buffet, L’année 2018 n’a pas été ordinaire. Nous avons eu, d’une part une augmentation très prononcée de demandes d’aide, mais d’autre part, la grande surprise de recevoir un legs. Je vais commencer par vous parler des aides allouées en 2018. Alors qu’en 2017 nous avions eu la tristesse d’accompagner de nombreuses personnes en fin de vie, 2018 a vu se multiplier les cas de surendettements. Le cas le plus dramatique est celui d’une dame qui a attendu le dernier moment pour nous faire parvenir un appel de détresse : les huissiers étaient à sa porte, menaçant de la déposséder ! Nous avons pu heureusement négocier avec eux pour qu’ils patientent en attendant notre chèque. Nous avons aussi obtenu un étalement des remboursements des dettes dont nous avons payé les premières mensualités. Et nous sommes en train d’aider cette personne à préparer un dossier de surendettement. Un autre cas difficile a été celui d’une famille qui malgré notre aide répétée depuis plusieurs années a bien du mal à joindre les deux bouts. Avec leurs cinq enfants dont une fillette handicapée, la mère ne peut travailler qu’à temps partiel tandis que le père, travailleur indépendant, doit s’arrêter régulièrement pour des raisons de santé, n’apportant de ce fait que peu d’argent au foyer. La SHB les a aidés et continue à le faire en payant de nombreuses factures, dont celles concernant le soutien scolaire de la fillette handicapée. Citons encore le cas de la mère d’une fillette de 12 ans dont elle est séparée parce qu’elle fait de trop nombreux séjours à l’hôpital. Elle n’a pas de quoi payer son loyer, les aides de l’État français auxquelles elle devrait avoir droit tardant à arriver. La SHB l’a aidée à remplir des dossiers pour obtenir ces aides et en attendant règle pour elle son loyer. Je pourrais continuer cette liste mais je préfère vous dire que toutes ces aides dispensées et ces efforts accomplis avaient ému l’un de nos fidèles donateurs qui avait décidé de récompenser nos efforts. En effet, avant de mourir il nous a couchés sur son testament et attribué un legs aussi inattendu que généreux ! En Conseil d’administration nous avons réfléchi à l’utilisation de ce legs et sommes convenus d’employer cet argent en suivant un plan réfléchi sur dix ans, de manière à ce qu’il nous aide à soulager plus de compatriotes, selon notre vocation et la volonté de Monsieur Gombert, le donateur. Nous allons donc continuer nos actions comme par le passé tout en les variant et les augmentant afin que cet argent profite à un maximum de Suisses défavorisés. Ce plan comprend plusieurs facettes. Nous avons tout d’abord décidé de créer un site Internet pour nous permettre d’avoir plus de visibilité et de trouver de nouveaux donateurs. Nous avions repoussé cette idée assez coûteuse mais le legs nous en a donné la possibilité. Vous pourrez découvrir ce site en fin d’A.G., son créateur ayant eu la gentillesse de venir vous le présenter. Ensuite nous allons augmenter chaque année nos aides de 10 000 euros – comme nous avons pu déjà le faire en partie en 2018 grâce à l’augmentation exceptionnelle de l’aide de la Fondation de Neuchâtel. Un autre projet consiste à financer une seconde bourse pour un étudiant du pavillon suisse de la Cité Universitaire. Et pour encourager plus de jeunes Suisses, nous prévoyons aussi l’attribution de bourses à des apprentis suisses venant se perfectionner en français à l’École Suisse de Paris et n’ayant pas les moyens de payer leur écolage, contrairement à leurs camarades de classe. Cette bourse pourrait porter le nom de notre généreux donateur, Monsieur Gombert. Notre trésorier vous parlera de ces projets en chiffres tout à l’heure. Avant de terminer ce rapport je souhaite vous faire part d’une autre bonne nouvelle : elle est arrivée sous la forme d’une lettre adressée par un jeune homme que nous avions aidé il y a plus de 10 ans. En voici quelques extraits : En 2005, j’avais 19 ans et à la suite de problèmes familiaux, j’avais quitté la Suisse pour venir vivre seul en banlieue parisienne, sans ressource. J’avais des difficultés diverses et je n’avais parfois nulle part où passer la nuit, et peu de moyen pour subvenir à mes besoins. La Société Helvétique de Bienfaisance m’a reçu et m’a aidé à trouver un logement et à payer le loyer. On m’a aussi donné des tickets repas. Mais c’est surtout l’accueil, le respect et la bienfaisance des suivis qui sont restés dans ma mémoire. À cette époque, j’étais trop « jeune » et dissipé pour vous remercier comme il se doit. Aujourd’hui, plus de 10 ans après, ma vie a beaucoup changé. J’ai obtenu un Master en 2011 et actuellement, je finis une thèse de doctorat et je donne un cours à l’université. C’est grâce à votre soutien que j’ai pu avancer et faire face à mes difficultés de l’époque. Mise à part votre aide, je n’avais trouvé de soutien dans aucune institution, ni aucun service social. Je vous remercie donc sincèrement de votre aide et de votre écoute à cette époque. C’est par ce témoignage encourageant que je termine : il vous donne un bel exemple de notre action et de notre utilité.

Madeleine Boulanger, présidente